Darwin, 4 mai, 18h30
Adieu l'Océanie, bonjour l'Asie (ou plutôt bonsoir étant donné que nous y atterrirons à 21H). Le décalage horaire ne sera plus que de 6 heures
A bientôt pour de nouvelles aventures
Après Alice Springs, quelques kilomètres (450 précisément) pour arriver à Kings Canyon en début d'après-midi, sous un temps magnifique et une température bien élevée. N'ayant prévu qu'une nuit sur place (l'Australie est un pays où il faut faire des choix quand on y voyage que peu de temps et 8 semaines sont considérées comme peu de temps, vu l'immensité du pays) et n'écoutant que notre courage et l'envie d'en découvrir encore plus, nous abandonnons notre voiture et entamons une superbe randonnée de deux bonnes heures dans le Kings Canyon. Bon, la montée au sommet du Canyon, à 14h00, en plein soleil, donne extrêmement soif et le soi-disant extraordinaire Jardin d'Eden, à cette saison, n'a rien d'Eden! Le reste, nous vous laissons seul juge en regardant les photos.
Pour clore la journée, notre premier coucher de soleil de la semaine et pas des moindres, ayant fait connaissance avec les dingos du désert; maintes recommandations à leur sujet dans tout le pays, mais pour nous, un petit moment de plaisir à les voir et à les entendre (Aouhouhouhouh).
Le lendemain, départ pour Uluru. Après, allez savoir combien de kilomètres..., monotonie visuelle interrompue par l'apparition du Mount Conner, surgissant on ne sait d'où; cela apparaît complètement irrationnel, sans explication et beaucoup d'imagination. C'est magique! Et on en fait pleins de photos, comme s'il allait disparaître: un mirage???






Nous l'avons parcouru pendant une semaine, au volant de notre Yaris, admirant les couchers et levers de soleil (plus de 6 à notre actif...et on en est fièrs!), accumulant les kilomètres comme d'autres accumulent les miles (c'est pour vous dire qu'il y a plus de 400 kms entre chaque site, sauf entre Uluru et Kata Tjuta, séparés par seulement 50 kms). C'est marrant comme les distances deviennent très relatives, après tant de route parcourue, et c'est vraiment là où l'on se rencontre que ce pays est immense! La route, d'une monotonie déroutante, en a d'autant plus de charme; on se surprend à observer la forme des nuages, les oiseaux volant au-dessus de la voiture, on remarque le moindre petit détail changeant du paysage (arbres, buissons, couleur de la terre, carcasse de bestiole, panneaux de signalisation...) et on croise, si peu de monde, que tout le monde se salue, en levant de manière assez nonchalante, l'index, sans bouger la main du volant.
La seule rupture avec cette agréable monotonie est la fameuse Road House, à la fois station service, logement en tout genre, café-snack-bar-restaurant, boutique de souvenirs.



















